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Quand souffle un vent nouveau

Entretien avec Jean-Charles Poullain

Janvier 2004

Si, depuis plus de vingt ans, notre journal s’attache à rappeler souvenirs et événements du passé du lycée et de ses élèves, à informer sur les activités en cours, nous évoquons aussi le parcours et les succès d’anciens dans leur carrière professionnelle. Nous sommes allés à la rencontre de Jean-Charles Poullain, 30 ans, directeur général de Cita (France) et TurbodynamX (États-Unis), promoteur et fabricant d’éoliennes d’un type nouveau.

Quels sont votre formation et votre parcours ?
J’ai été élève du lycée de 1989 à 1992 et, après avoir obtenu un bac B, j’ai été étudiant en sciences économiques à l’université de Montréal, puis à la Sophia University de Tokyo avant d’obtenir un MBA à l’université de Dallas en 1998.

Et vos débuts professionnels ?
Dès 1998, j’ai rejoint le groupe familial GSEF, créé par mon père en 1972 et spécialiste des métiers du bâtiment, pour prendre en charge la filiale Cita, constituée spécialement pour développer des éoliennes produisant de l’électricité.

On sait que ce secteur était et reste particulièrement sousreprésenté en France par rapport aux pays voisins. Où était alors l’intérêt économique ?
En fait, le projet nouveau ne concernait pas le sol métropolitain mais la base française Dumont-d’Urville, au pôle Sud, où il fallait remplacer les groupes électrogènes classiques, à la demande de l’institut Paul-Émile Victor, en respectant des critères spécifiques.

Une éolienne classique ne pouvait-elle pas convenir ?
En aucun cas, seule notre éolienne (CH Cap Pol Horn/10 Pol) pouvait satisfaire les contraintes du pôle Sud. En effet, elle offre les meilleures performances de son secteur en raison de la présence d’un carénage.

Pouvez-vous décrire ses caractéristiques ?
L’innovation qu’apporte le carénage concerne plusieurs aspects : amélioration de la protection de l’avifaune ; suppression de l’effet de Karman en bout de pales, principale source de bruit des éoliennes ; augmentation – inégalée – du rendement de 45 % à même diamètre par rapport aux éoliennes du marché ; 12 kW de puissance nominale (avec le carénage, le diamètre est de 5,3 m) ; résistance à des vents de 320 km/heure ; fonctionnement opérationnel dans les climats polaires, jusqu’à – 50 °C.
 

Montage de l’éolienne de l’Illinois Institute of Technology (Chicago, juin 2003).

Où en est la réalisation ?
La première éolienne (il y en aura cinq au total) sera opérationnelle pour la campagne polaire 2003-2004.

Et pour la suite ?
Elle a déjà commencé en 2001, puisque nous avons créé une société aux États-Unis pour la commercialisation de l’éolienne CH Cap HornX. En juin 2003, nous avons installé la première éolienne française au centre de Chicago pour alimenter l’Illinois Institute of Technology, selon des contraintes environnementales particulièrement rigoureuses. D’autres lieux et états américains sont intéressés.

Allez-vous tourner le dos à la France ?
Bien au contraire, Cita développe la fabrication en série d’éoliennes carénées de petite et moyenne puissances pour la production individualisée d’électricité.

Votre meilleur souvenir de Janson ?
L’activité au ciné-club avec Olivier Ligné [président de l’AEJS de 2002 à 2003] ! Et la dégustation sur place d’une blanquette familiale avec lui et quelques autres.


ancien memoire poullain


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L’Association amicale des anciens élèves du lycée Janson-de-Sailly, Les Jansoniens (AEJS), existe depuis 1891, sept ans après l’ouverture du lycée. Fidèle à la tradition de Janson qui a toujours cultivé l’excellence, le pluralisme, et porté haut les valeurs de la République, solidement ancrée dans les réalités du monde contemporain, Les Jansoniens sont délibérément tournés vers l’avenir, vers celles et ceux qui fréquentent aujourd'hui l'établissement, qui se préparent à animer, vivre et piloter le monde de demain. Les Jansoniens n'oublient pas pour autant celles et ceux "qui sont passés par Janson", ravis de retrouver avec Les Jansoniens des amis, un climat, une ouverture et une communauté d'esprit qui ont marqué de leur empreinte leur personnalité.

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