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La tête dans les étoiles et les pieds sur terre

Sandrine Chavignier

 

À quelques centaines de mètres du très remuant boulevard du Montparnasse et du quartier latin, difficile de penser que l’on est à Paris. L’âme de Port-Royal et des monastères de cette partie du XIVe arrondissement de Paris est encore bien présente.

Lorsque l’on franchit les grilles de l’Observatoire de Paris, nous nous trouvons littéralement transportés dans le temps. Dans le calme du jardin, on s’attend à croiser un astronome et à l’accompagner pour quelque observation nocturne. Notre guide pour cette visite, la très dynamique Mme Suzanne Débarbat, astrophysicienne et présidente du bureau des Longitudes, nous fait partager sa passion pour ce lieu et ses occupants successifs.

Bien évidemment, nous ne manquons pas d’admirer lunettes, quarts-de-cercle et tous ces instruments d’observation qui ont permis de calculer la vitesse de la lumière, de découvrir les anneaux de Saturne ou de cartographier avec précision le ciel. La salle du Conseil nous permet de faire connaissance avec ces grands savants qui ont fait le renom de l’institution.

Mais la grande affaire de l’Observatoire fut la mesure d’un méridien terrestre, le méridien de Paris. En pleine tourmente révolutionnaire, à partir de 1791, Méchain et Delambre traversèrent la France, de Dunkerque à Rodez, poussant même jusqu’à Barcelone, pour déterminer, par la méthode de la triangulation, la longueur du mètre : la dix millionième partie d’un quart de méridien terrestre. Il s’agissait de légitimer scientifiquement le tout récent système métrique adopté en 1790 et de confirmer les calculs théoriques effectués par Cassini de Thury, ancien directeur de l’Observatoire et petit-fils du premier directeur. La grande salle Cassini, à l’étage, avec ses dimensions de cathédrale, garde en son centre la matérialisation de ce méridien, une fine tige en laiton scellée dans le sol.

Puis notre ascension nous conduit à la coupole avec sa fameuse lunette équatoriale, toujours en service et qu’utilisa Arago et la terrasse avec sa superbe vue sur Paris, magnifiée par un ciel tourmenté.

De l’espace au temps, il n’y a qu’un pas, que nous franchissons avec la salle de l’horloge parlante : la première mise en service au monde, en 1933, y est encore visible. Les horloges atomiques qui la remplacent ont gagné en précision ce qu’elles ont perdu en charme. Quant à nous, nous n’avons pas vu le temps passer.




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